

|
Episode 2 La transat jour par jour…… Arrivés en Martinique le 12 Janvier, nous sommes restés au marin jusque mercredi le 19 janvier. A midi, ce jour là nous larguons les amarres pour nous rendre à Grande Anse, un mouillage bien protégé ou nous allons attendre l’arrivée du voilier Ckool, prévue pour vendredi.
Hier nous étions vendredi, et vers 16h00 à notre immense plaisir, le voilier belge arrive enfin. Nous revoyons nos amis avec une joie immense. Nous boirons le champagne pour fêter dignement les deux transatlantiques réussies. La transatlantique : leur arrivée me permet de reprendre le clavier et le journal de bord pour en relater le déroulement depuis le début. Nous étions à Mindelo depuis plusieurs jours, la date de départ approchait. Une petite anxiété me taraudait mais en même temps je savais que nous quitterions le port le moment venu . si nous avions envie de ne pas continuer nous serions restés à Madère. Les collègues de grand voyage que nous rencontrons sont tous un peu anxieux. Certains en parlent sans pudeur, d’autres ne veulent même pas aborder le sujet . Pour une partie de ces derniers cette étape est même devenu une corvée .Ils traverseront mais attendent avec impatience que ce soit déjà terminé. Si j’appréhende un peu l’épreuve, j’ai la chance d’être impatient de naviguer enfin sur l’immensité de l’atlantique. Vendredi 24 décembre, nous improviserons un délicieux repas de noël en compagnie des amis en question . Nous partons lundi. L’avitaillement est fait, nous sommes prêts . Lundi matin le réveil sonne à 9h00. Je refais les pleins d’eau et vérifie que tout ce qui doit être fixé l’est réellement. A midi, c’est parti. Nous quittons les pontons de la marina de Mindelo. A peine sortis nous sommes en route de collision avec la vedette de douanes locale qui semble avoir envie de nous contrôler. C’est vraiment la dernière chose que je souhaite et j’effectue une franche manœuvre d’évitement pour les dissuader de nous aborder. Ouf, ils s’en vont. Nous levons les voiles, le vent est établi au nord force 5. La mer est encore calme car nous sommes protégés de la houle par deux iles. Quitter le Cap vert est vraiment étrange. En effet, à part les voiliers en « grand voyage » et quelques pêcheurs il n’y a personne sur l’eau. La multitude de bateaux de plaisance des jours d’été en Europe n’est pas de mise ici. Vous vous sentez immédiatement seul. La première nuit de cette transat tombe sur un navire avec les voiles en ciseaux. Nous avançons péniblement à 4 kts dans une mer de plus en plus grosse, hachée et de travers. Je me demande si le prospectus nous annonçant des alizés réguliers et une magnifique et longue houle atlantique n’est pas imprimé pour des innocents….. Il faut dire que quelques centaines de milles plus au nord , c’est toujours un régime de dépressions très creuses qui sévit. Et évidemment ce très mauvais temps forme une mer qui nous arrive jusque ici. Les quarts se mettent en place, nous nous relayons toutes les trois heures. C’est fatiguant mais pas épuisant. Il est donc possible de récupérer suffisamment que pour être totalement disponible pour le voilier. Heureusement, après ,quelques dizaines d’heures de doute, les vrais alizés s’établissent . Le vent devient stable de l’est nord Est. Fleur de Lys avance et soulève un nuage de…….poissons volants. En permanence, et durant toute la transat, ils s’envoleront devant l’étrave par dizaines. Mercredi, le 29 décembre . Nous avons été dépassé par trois voiliers plus rapides. Ce seront les derniers navires que nous verrons avant la fin, sauf un cargo qui passera très loin. Nous profitons du passage d’un des voiliers, un Pogo de 8m50 pour le contacter par radio. Ils sont frères et sœur et ont 25 ans. Comme nous c’est leur première transatlantique. Ils souffrent un peu de solitude aussi sont ils plutôt bavards. |
| Recit de la transat : Seconde partie |
![]() |
| © 2012 |