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Début février 2011, Déjà un mois que nous sommes en Martinique. Pour l’instant, de décembre à fin avril, c’est la haute saison touristique. En effet, ici le climat est tropical humide, ce qui signifie en gros 6 mois de période plus sèche où il pleut nettement moins et 6 mois pendant lesquels la température est un peu plus élevée et les averses sont plus fréquentes et très intenses. Actuellement, les grains quasi quotidiens se limitent à une bonne douche drue pendant un quart d’heure et puis c’est fini, c’est le retour du soleil rieur brièvement accompagné d’un arc-en-ciel. Tout cela sous une température de 28°C, pas vraiment de quoi se plaindre donc ! Je n’ai pas encore visité l’île, c’est le privilège des gens peu pressés. Une ballade dans la forêt xérophile qui longe les plages du sud, un visite d’un ou l’autre village du littoral en quête de nourriture fraîche et c’est à peu près tout. Par contre, j’ai passé beaucoup de temps sous l’eau en plongée pour découvrir des fonds très riches en éponges : de grosses brunes en forme de barrique, des oranges sphériques, des bleues digitées et aussi des vertes-fluo arborescentes. Et tout ce décor habité de jolis petits poissons colorés et territoriaux. Malheureusement, pour les plus gros, je crois bien qu’ils ont déjà été pêchés. Ils sont donc trop rares. Par contre, j’ai vu plusieurs tortues. Nous vivons sur l’eau et descendons très peu à terre. Mais cela n’empêche pas les rencontres. En effet, avec l’ annexe -achteraantje en Ndls ou dinghy en Anglais ;) - nous circulons d’un bateau à l’autre. Nous sommes tous des touristes, et pourtant nous repérons vite les fraîchement débarqués, tout roses d’avoir trop vite pris le soleil et les bronzés qui finissent leur séjour sur un bateau de location. Puis les autres plus tannés, qui ont largué les amarres depuis plus longtemps. Nous échangeons nos récits, nos expériences, nos impressions, nos conseils. Histoires de mer mais aussi histoires de terre, car c’est là que se trouvent notre passé et notre avenir. La radio nous relie à la terre. France Inter dans son sérieux tout métropolitain, et Martinique 1ère dans sa proximité épicée. Dans les derniers petits bonheurs auditifs, je retiendrai un débat sur l’identité du carnaval martiniquais et la retransmission d’une interview d’Edouard Glissant, qui m’était totalement inconnu. Nous lisons beaucoup. Le journal de bord de Christophe Colomb m’a longuement occupée, ainsi qu’une de ses biographies. J’ai enfin lu « Pêcheurs d’Islande », complété à merveille par « Capitaines courageux » de Rudyard Kipling. C’est en navigation que je savoure ces histoires de mer. Et j’en ai encore quelques-unes en réserve. Ici, la vie est chère. A mon grand étonnement, beaucoup de légumes et fruits sont importés. Les poivrons viennent de Hollande, les oranges d’Espagne et les pommes de France ou de Belgique … Une grève des dockers au Havre, et la viande disparaît des rayons ; une grève perlée des dockers à Fort-de-France et les restaurateurs doivent revoir leur menu. Une semaine après la fin de ces conflits sociaux, j’ai vu des rayons entiers de grandes surfaces encore vides. Impressionnant ! Nous nous apprêtons pour rejoindre Sainte Lucie. Comme l’île est anglophone et que la monnaie est différente, nous avons l’impression de partir en vacances. Nous reviendrons rapidement en Martinique car nous ne l’avons qu’effleurée. Véronique
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| La Martinique: Premières impressions |
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