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Vie à bord en mer. En voyant un voilier dans un port, vous imaginez qu’en navigation ce genre de navire vous permet de vous sentir un peu comme à la maison. Le carré est douillet, la cuisine est jolie, les cabines ressemblent à des cabines de transatlantique en plus petit. Et bien vous vous trompez complètement. En mer, la vie à bord est, sauf navigation sur un lac lisse et sans vent, plutôt du domaine de la survie. ( Attention : ceci concerne les vraies navigations, ce n’est pas pareil si vous faites trois fois le tour du « pâté de maisons »). En route, il faut en permanence surveiller la marche du navire et prévenir les abordages . Donc, il y a une personne de quart (de garde) 24h/24. Comme nous ne sommes que deux adultes à bord, vous imaginez les difficultés pour trouver du temps pour se reposer. En lisant ces lignes vous vous dites : « Ben ils peuvent se reposer 3h00 toutes les 3h00 ». C’est oublier qu’il faut préparer les repas, faire la navigation sur la carte, et surtout qu’en général le vent change aussitôt qu’un équipier s’est endormi le forçant bien souvent à remonter sur le pont pour y aider à la manœuvre. Le navire remonte au vent……. Alors il y a le problème de la gîte qui atteint souvent 30° et du tangage qui fatigue tant le matériel que l’équipage. Et je ne vous parle pas du bruit des vagues qui tapent contre la carène, de tout le matériel embarqué qui, dans un coup de gîte bringuebale dans les coffres dans un vacarme assourdissant voir inquiétant. Le navire est au vent de travers…. Il gîte moins mais est lancé à pleine vitesse…..c’est grisant mais délicat si, trop toilé, vous en perdez le contrôle. Dans tous les cas le dormeur sera réveillé par cette perte de contrôle, devra venir vous aider à réduire la voilure, tandis que le cuisinier y perdra son repas. |
| En mer : première partie. |
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